La loi Duplomb, un recul pour la nature et pour la santé !
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Pourquoi lutter contre cette loi ?
La loi Duplomb est un recul inquiétant pour la santé et la nature, la lutte contre l’utilisation des pesticides est plus qu’une simple question de réglementation, c’est un véritable appel à la responsabilité collective pour protéger notre santé et notre environnement.
Au cœur de cette dynamique, des citoyens soucieux de leur santé et de l’environnement se réunissent pour dénoncer une législation qui menace la biodiversité, tout en prônant une agriculture respectueuse de la nature.
La conservation de notre santé et de nos ressources hydriques dépend de notre capacité à écouter les voix qui s’élèvent pour une approche durable. Ensemble, nous devons faire des choix éclairés qui non seulement préservent notre patrimoine écologique, mais inspirent également les générations futures à adopter un mode de vie en harmonie avec leur environnement. Qu’est ce que l’agroécologie ?
La Loi Duplomb adoptée à l’assemblée nationale le 8 juillet 2025 a connu un parcours législatif mouvementé, avec des débats houleux au Sénat et à l’Assemblée nationale. Elle a été définitivement adoptée avec un passage en force de la Loi Duplomb à l’assemblée nationale réaction de l’ASPAS .
- Cette loi n’est pas encore promulguée, le Conseil constitutionnel ayant été saisi par ses opposants mi juillet doit rendre sa décision le 7 août 2025.
Laurent Duplomb, ses motivations ?
Laurent Duplomb est représentant de la Fédération Nationale des Syndicats d’exploitants agricoles. (FNSEA), il a également été l’un des présidents de la chambre d’agriculture de Haute-Loire. Il fut l’un des présidents régionaux du groupe laitier Sodiaal et membre du conseil de surveillance de la marque Candia il est sénateur de Haute Loire, membre de la commission économique et des Républicains, et éleveur laitier. (Source wikipédia)
D’un point de vue politique, il s’investit A l’assemblée nationale il fait partie, du Groupe d’études Agriculture, élevage, alimentation. Il est aussi membre du groupe d’études chasse et pêche, économie circulaire.
C’est dans se contexte que Laurent Duplomb, à l’origine de ce texte, défend sa position en affirmant que cette loi vise à « mettre les agriculteurs français au même niveau que les agriculteurs européens » et à « libérer la production agricole des entraves normatives ». Cependant, l’Association Terre de Liens ne voit pas les choses ainsi
Une loi contestée qui porte bien son nom !
L’Assemblée nationale a adopté cette loi le 8 juillet 2025 par 316 voix contre, 223 pour, et 25 abstentions. Le vote a rassemblé des élus de droite, d’extrême droite et « du camp des macronistes ».
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Objectifs principaux de la loi Duplomb
Réintroduction de certains pesticides
La loi ouvre la porte à la réautorisation, sous certaines conditions, d’insecticides néonicotinoïdes comme l’acétamipride, Or, ces substances représentent une grave menace pour la production agricole, la biodiversité et la santé. De plus, la France avait déjà interdit leur usage depuis 2018, en raison de leur dangerosité pour les néonicotinoïdes depuis 2018 en raison de leur dangerosité pour les pollinisateurs.
Simplification des autorisations d’élevage
Facilitation des ouvrages de stockage d’eau, avec les
mégabassines : Enfin, la loi établit une présomption d’intérêt général majeur pour ces ouvrages et leurs prélèvements, ce qui facilite l’octroi d’autorisations dérogeant à l’interdiction de destruction des espèces protégées, au risque d’accaparer l’eau des nappes souterraines.
Cette loi vise à faciliter l’octroi d’autorisations de déroger à l’interdiction de destruction d’espèces protégées, et l’accaparement de l’eau puisée dans les nappes souterraines.
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La loi Duplomb divise des agriculteurs et suscite une forte opposition dans l’opinion publique. En effet, les critiques portent notamment sur
L’impact environnemental et le lien entre pesticides et santé :
Les opposants comme les associations de protection de l’environnement, apiculteurs, agence bio, citoyens dénoncent un risque accru pour la biodiversité (notamment les pollinisateurs) et la santé humaine en raison de la réintroduction de ces pesticides (en plus des autres déjà présents) que la France compte . Selon eux, cette réintroduction de pesticides va à l’encontre des directives européennes sur l’eau et les pesticides et pourrait exposer la France à des sanctions.
Autres conséquences de la Loi Duplomb
Les « bassines » ou « mégabassines » : De même, ceux qui craignent une privatisation de l’eau contestent les dispositions concernant les ouvrages de stockage d’eau et un impact négatif sur les nappes phréatiques et les cours d’eau.
Une vision de l’agriculture :
la loi est perçue par beaucoup de personnes comme favorisant un modèle d’ariculture intensive et de dérégulation, au détriment d’une transition vers l’agroécologie.
- Une étudiante de 23 ans a lancé une pétition qui a déjà recueilli plus de 2 millions de signatures. une première dans l’histoire de la Vème République !
- Autre pétition pour une sortie des pesticides de synthèse !
Qu’est ce qu’un pesticide ? Définition
Un pesticide est une substance chimique conçue pour éliminer, repousser ou contrôler les organismes jugés nuisibles, tels que les insectes, les mauvaises herbes, les champignons, les bactéries et les animaux. Ces produits sont utilisés pour protéger les cultures agricoles, les forêts, les espaces verts, les jardins, ainsi que les habitations et bâtiments contre les infestation.
De nombreux ouvrages de l’époque traitaient des premiers pesticides, alors appelés « poisons ».
Étymologiquement, le terme « pesticide » est dérivé de « pestis- », qui signifie maladie contagieuse en latin et du suffixe « -cide », qui indique l’action de tuer en latin. Par conséquent, ce mot désigne les substances chimiques employées pour lutter contre ou même éradiquer les organismes considérés nuisibles aux cultures humaines et ne sont pas sans conséquences sur la santé humaine.
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Les pesticides font partie de la vie quotidienne de certains foyers et entreprises.
Ils se retrouvent également à une échelle plus réduite dans les foyers domestiques, notamment sous la forme d’insecticides et d’herbicides et de certains produits ménagers et pour divers usages professionnels.
Les quatre principales catégories de pesticides sont les herbicides, les fongicides, les insecticides et les parasiticides. Chacune de ces catégories comprend une grande variété de produits, chacun ayant ses propres spécificités, comme les bactéricides ou les virucides.
« il revient aux citoyens et consommateurs de faire des choix conscients pour leur alimentation ». Pour cela, ils peuvent :
- Choisir des produits non traités, biologiques, locaux et de saison.
- Privilégier les achats au marché, ou mieux encore, posséder leur propre potager.
- Louer des jardins familiaux, voire acheter du foncier à plusieurs pour cultiver sainement leur nourriture.
- Ne pas utiliser d’insecticides dans leur maison
Histoire contemporaine des pesticides dans le domaine agricole.
Les première et seconde guerres mondiales ont considérablement accéléré les recherches sur les pesticides chimiques. L’industrie a commercialisé le Dichlorodiphényltrichloroéthanee, comme insecticide en 1943 et a dominé le marché jusqu’à son interdiction en 1970.
Son pendant, l’herbicide 2,4-D, développé en 1944, est encore utilisé aujourd’hui, tout comme le malathion, introduit en 1945.
L’avis de l’auteure
En tant que coprésidente de l’Association Agir pour les Arbres et la Faune occitanie, je suis engagée pour la préservation des arbres, des végétaux et de la faune sauvage. De plus, je suis bénévole et je secoure en transportant la faune sauvage en détresse vers des centres de soins.
Par ailleurs, je suis chef d’entreprise dans le conseil pour la transition écologique, citoyenne, mère et grand-mère, je suis particulièrement préocupée par l’incidence grave des pesticides sur la nature et notre santé. A cet égard, les études d’atteintes à la biodiversité sont sans équivoque ; lire la 6 ème extinction de masse
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« Boire un canon c’est sauver un vigneron disent-ils ! » Néanmoins, face à ce discours, « Je choisis un canon Bio pour ma santé ! »
» Je vis dans un village entouré de vignes que l’on traite de manière conventionnelle. Je suis donc exposée directement aux pesticides. En effet, à certaines périodes de l’année, je subis l’odeur des pesticides dès que je sors en campagne ou que je roule la vitre ouverte ! C’est à ces périodes que je vois les viticulteurs pulvériser leurs pesticides dans leurs vignes. Il est avéré par des études que cette monoculture pollue nos terres depuis des décennies, il est important que ce traitement de la vigne évolue vers une agriculture biologique«
Il y a un manque de volonté politique au niveau local
En effet, je remarque qu’il n’y a pas ou peu de volonté politique pour aller vers une transition pour l’agroécologie de la part des élus locaux du département dans lequel je vis. Pourtant l’urgence est réelle !
Je fais bien sûr partie des signataires de la pétition contre la loi Duplomb et je suis adhérente à l’association Générations futures
Pour des lendemains meilleurs, continuons à agir dès maintenant. Exprimons-nous clairement et engageons des actions concrètes.
Les élus locaux peuvent prendre de décisions pour un changement de pratiques agricoles !
Vos élus locaux (maires, conseillers municipaux, députés) ont le pouvoir de changer les choses.
- Interpellez-les et demandez-leur d’interdire les pesticides et les insecticides pour l’entretien des espaces publics.
- Encouragez-les à acquérir du foncier et à le protéger par exemple avec des ORE ; comment protéger juridiquement un terrain agricole pour en faire un havre de biodiversité ? et non des zones à urbaniser.
- Suggérez-leur de soutenir les agriculteurs et les initiatives qui privilégient des pratiques respectueuses de l’environnement.
Agissez à votre échelle pour l’environnement
L’action ne se limite pas à la politique. Vous pouvez, dès aujourd’hui, avoir un impact positif.
- Créez une association ou rejoignez-en une qui œuvre pour la protection de l’environnement. C’est en unissant nos forces que nous devenons plus visibles et plus influents.
- N’utilisez plus de pesticides ni d’insecticides pour votre usage personnel. Votre jardin, votre balcon, votre potager peuvent être des refuges de biodiversité.
- Investissez dans des structures de protection de l’environnement. Vous pouvez financer des associations ou créer votre propre entreprise à vocation écologique.
- Sensibilisez vos enfants
- Allez à la rencontre des agriculteurs
Partagez et inspirez
- Parlez-en autour de vous. Faites le relais de ces actions sur les réseaux sociaux, auprès de vos amis, de votre famille. Plus nous serons nombreux à agir, plus nous aurons de l’impact.
- Montrez l’exemple. Chacune de vos actions, aussi petite soit-elle, inspire les autres à faire de même.
Ensemble, exigeons un avenir plus vert pour notre planète et pour notre santé. L’heure est à l’action.
Nicole Bartoli
Eco conseillère pour la transition écologique Occitanie
Chef de projet Obligation réelle environnementale
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Pour aller plus loin, autres sites.
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